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Né en 1972
Expose depuis 1994



Nombreuses expositions en galerie en France, Belgique et Allemagne.

Expositions aux Musées en Pologne, Croatie, Venezuela, Taiwan, Japon, Collections privées.

 

 

Revendiquer la peinture comme moyen et expression d'un témoignage humain fait d'Antoine Correia un héritier et un continuateur de la grande tradition picturale. Voilà un artiste qui ose bousculer les critères de beauté et d'harmonie, leur opposant ceux de l'outrance, ceux d'une déviance morphologique plus adaptée à la vérité d'une société en mal d'être.Le pinceau de Correia arrache des lambeaux de peau, transformés en reflets picturaux.
Lydia Harambourg

“ Quels que soient les sujets abordés dans l’œuvre d’Antoine Correia, qu’il s’agisse de corps humains, d’animaux ou même de paysages, on est impressionné par l’imbrication dramatique du charnel et du spirituel. Correia fait partie de ces jeunes artistes que nous avons plaisir à vous présenter et dont nous suivons le parcours avec beaucoup d’attention. “
AZART n°25 Mars/Avril 2007



“ Ce jeune artiste confirme ses qualités tôt pressenties dans une peinture certes difficile, mais vraie. Une oeuvre de l’introspection, de chair en souffrance appelée à la rédemption, telle est l’ambition reconduite par Antoine Correia, qui présente sa récente production. Son travail sur le corps réaffirme son exigence de peintre héritier de la grande tradition. Il cherche à cerner au plus près la réalité en interrogeant la matière afin de transcender l’horreur. Celle-ci, magnifiée par une densité plastique et par une sensualité de la pâte est pétrie de pépites colorées, de failles lumineuses qui transgressent les fulgurances de l’extase. Seule la peinture à l’huile, avec ses glacis lentement appliqués et mûris, permet une approche aussi intime. Aux suppliciés répondent les crucifixions, les bébés difformes ou les têtes d’enfants, confrontés à des paysages calcinés d’une terre exsangue. Monde du crépuscule où les ténèbres combattent la lumière. Les chairs purulentes, violées de chanvre et de matières minérales, montrent les stigmates de la douleur, des peurs, de la torture. Elles provoquent une ambiguïté où la répulsion affronte l’éblouissement pictural. La vision hallucinée de Correia convoque paradoxalement la beauté fascinante d’une surface picturale transfigurée sous l’effet des diaprures roses et ocre clair relevées de gris, de noir et de blanc. Les taches moirées, submergées d’une lumière réflective, figurent des plaies revêtues des couleurs de sang et de lave, qui assaillent les visages et les corps rongés par la lèpre. La métamorphose de ces corps est celle de l’âme. “
Marie Vitoux